THE SUN BLEEDS LIKE A TORN RECTUM (anatomicdemon) wrote,
THE SUN BLEEDS LIKE A TORN RECTUM
anatomicdemon

Un retour sans fanfare !

Voilà bien longtemps que je n'ai pas tenu avec conscience ce journal. J'ai bien pris des notes, sur des feuilles volages, toujours cette terrible tentation de vouloir tout saisir, de ne rien oublier. Ma vie inconstante, volatile ne me permet au fond que peu de sérieux, de véritable temps d'assise pour l'écriture. Il m'arrive de passer des journées à la plage, à marcher au soleil, à lire, à ramasser les plus blancs des coquillages, des galets aussi mais ce temps là employé à un rythme bien précis je ne veux pas le consacrer aux mots. Je tiens pour plus important une heure de bonzage qu'une heure de littérature, la plus belle soit-elle. La mienne s'entends, celle des autres, des quelques autres, de la frêle poignée, j'y suis plongé corps et âme pour toujours. Un "toujours" de commodité.

Je reviens de deux semaines merveilleuses en compagnie de Zeen (ce n'est pas son vrai prénom), amoureuse à la dose la plus haute, fascinante de beauté, drôle, intelligente, joyeuse. Le sucre de la vie. En vérité une rencontre inouïe, divine.
Deux semaines à faire l'amour, à rire, à se promener, à déguster des mets délicieux, à boire de bon vins, à paresser, à profiter de la jeune passion de ma belle maîtresse.

Avec Dacha, tout n'est pas aussi paradisiaque, malgré l'amour profond qu'elle me porte, elle ne supporte plus celui que je suis, mon nomadisme, ma vie cloisonnée, mon refus obstiné de m'engager, mon désir pathologique d'espace, de fuite. Elle se doute que je suis infidèle, elle est tombé sur des sms spécialement gratinés. Que lui dire? Je ne veux pas qu'elle souffre, sa tristesse me terrasse. Je ne peux dire qu'ici qui je suis vraiment, les autres, mes entours en seraient terrifiés. Comment tout cela va-t-il se terminer? En catastrophe assurément.

MY m'a absolument renié, des mots terribles. Je l'écoutais me répudier et je pleurais sans pouvoir rien dire, impuissant. Elle va mourir et je ne l'aurai pas revu. Elle partira de ce monde sans que je puisse une dernière fois voir son visage, la prendre dans mes bras. Tout cela injustifié parce tout ce qu'elle me reproche, je ne le suis pas, je suis beaucoup de choses et des terribles mais ces médiocrités là, non. Elle ne sait pas qui je suis. Elle m'a inventé et au fond si elle savait ce que je suis vraiment, elle serait encore plus horrifiée.

Mélanie, amoureuse elle aussi, des seins sublimes, une beauté. Mais elle manque d'humour, de dérision, de fantaisie, d'intelligence vive. J'aime l'entendre jouir mais à coté de Zeen, à la vie comme à l'amour elle est inexistante. L'entendre jouir, ce n'est pas suffisant. Zeen elle, au lit comme à la ville, c'est un volcan.

Audrey, entre nous, il n'y a pas de sentiments, que du désir. Elle n'est pas franchement jolie, banale mais elle m'excite, sa banalité m'excite. Elle m'est pornographique.

Avoir des filles sublimes à mon bras, ce n'est pas suffisant. Ce qui me captive, c'est la nouveauté. Je me rends bien compte que c'est absurde mais je ne peux pas lutter. D'ailleurs là, je vais retrouver Marion et la draguer avec l'espoir de la mettre dans mon lit alors que ma vie est déjà, sur ce point, plus que complexe.
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