| Date: | 2009-12-02 13:36 |
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Il nous en faudrait un siècle d’enfance, qu’on puisse l’épuiser, qu’on n’ait plus à la regretter, à la mimer, à la singer, à finalement en porter toutes les larmes.
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| Date: | 2009-09-02 03:54 |
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Sans son visage, je voudrais mourir
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| Date: | 2009-08-29 14:18 |
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Bob dans le cloître de la cathédrale da Sé à Porto (Juillet 2009)
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| Date: | 2009-08-29 13:34 |
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Les indiens Guajiro du Venezuela font revenir les morts en pluie.
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| Date: | 2009-08-13 23:09 |
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En France Bernard Henri Levy est un philosophe. Donc bombe atomique. CQFD
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| Date: | 2009-08-13 23:08 |
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Depuis mon retour du Portugal (J'en parlerai plus tard) mes journées se résument à des séances de bronzage, à des massages (mention à l'huile d'avocat), des bains et autres Jacuzzi, piscines, lecture de Tolstoï et Gorki (son visage me fascinait quand j'étais enfant, visage de fou, de génie, d'habité) Je travaille peu comme à mon habitude. Pas fait pour ça. Retour presque stupéfiant en France, quel ignoble pays désormais ! Quel effondrement la France !
Il n'y a pas plus "coeur de pierre" que les nés émotifs. La vie se charge de les bronzer.
Parenthèses fermées. La France... Dans une vie, bien vite on s'absorbe de ses fidèles habitudes (quasi pléonasme), dans le détail, le profil d'un visage sur un tableau, les lignes d'un qui a bien souffert pour nous enflammer le coeur, pour nous donner de l'âme, un peu plus, comme on se reconnait bien entre les virgules et les points d'exclamation, on se les garde bien nos émotions divines, pas assez de mots et la tête de ceux qui nous écoutent, à qui le dire tout ça? L'écrire alors. De la musique, si pure parfois, quand les gens n'en font pas une fierté. Ils sont comme ça, ils vous parlent de Sperm Apoca-lips, vous conaissez pas? Moi non plus...C'est ça leur truc, connaître des groupes que vous ignorez. Combien d'amour à traverser la ville en bus. La beauté partout qui vous déçoit dés que ça ouvre la bouche. La vie n'est que visages.
Je parle de la France. Ces visages alors. Notez combien de fois captivé par un visage, la beauté, celle en quoi l'on croit, que l'on croise et bien moins tendu vers les culs qui défilent. Ils se font dans l'effort les culs, exercices, exercices, fessiers dans la sueur. Oui, les filles sont romantiques.
On atteind la tristesse, vous savez la sentir?
Un jour, ils viendront visiter mon image quand je ne serai plus là.
De l'humain vite de l'humain. Ils me rendront au pire.
La France ! Parlons-en ! La fille ainée de l'église ! Tu parles !
Benne pas plus. Bonne pour la bombe atomique, pas plus. Qu'on en parle plus.
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La SNCF c'est un peu ma seconde maison, de train en train , j'y passe des heures, des éternités. Il m'arrive parfois de sourire de la façon qu'ils ont de nous parquer comme du bétail dans un ou deux wagons quand le reste du train est désespérement vide, aussi des retards si nombreux que ça en devient surréaliste ( le mieux que j'ai vu c'est 12 trains en retard sur 16) des trains trop petits pour acceuillir toute la foule (idéal pour draguer) du site dont on sort sytématiquement avec une dépression nerveuse tant il ne fonctionne pas. Mais là, j'ai explosé. En gare, après plus d'une heure d'attente je me rends à un guicher international pour acheter mes tickets pour le Portugal. Irun - Porto : je dirai 800 bornes à vol d'oiseau : la fille me répond : 1700 euros... Avec 1700 euros je fais le tour du monde gosse. Que la SNCF soit une sorte d'expression de l'incompétence humaine soit, c'est amusant au fond, mais là j'en peux plus...
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Les derniers mots de M. furent " Finis-toi au fond de moi" "Donne moi ton jus chaud" "Je meurs d'envie de jouir" c'est bien la seule chose, le sexe, pour quoi je l'ai vu avoir de l'enthousiasme. Jalouse aussi, à la plus haute dose, mais jalousie comme jugement de soi. On est jaloux quand on sait qu'on est soi-même d'une nature plus qu' inconstante. Après ça c'est dégradé en dégringolade, vraiment l'escalier du non retour, même pas à dire, médiocre. Sans regret cependant. Une bonne glissage pour résumer. X. ensuite (je chonologise à la commodité) nous a convié à son pique-nique matudinale, dès le premier rayon. Et il y avait de quoi, même pour un régiment de crève la faim. Avec S. nous avons descendu quelques bouteilles de vin blanc, comme ça, au milieu des bois où le soleil percé. On s'est emporté avec méthode. F. s'est étalé subitement, ah oui bien soudain et a refusé de se relever, son genoux il a dit. Allons-y pour le genoux. On a fait genre. Bien commode en somme. Ensuite je suis allé chez H. avec S. boire un peu plus. Dacha a abandonné le navire, elle sentait l'eau trouble, le non finito. Alors du coup je suis parti chez S. il avait des invités, sympatiques d'ailleurs, on a bu du champagne. Vers 20 heures la soeur de Dacha est venu me chercher pour dîner ailleurs, ah bon ! Allons- y ! On devait passer chez J. avant chercher je ne sais plus quoi. Elle m'a dit, dans la voiture : "Tu bois pas là-bas ! On a pas le temps en plus..." Ah non ! Pas mon genre..." Je lui ai proposé d'aller ailleurs qu'au dîner se saouler. Elle a pas voulu, sérieuse, pas à dire. Chez J. j'ai accepté de boire un verre avec un sourire. Puis nous sommes allé au dîner où on nous attendait pour boire l'apéritif ! J'étais emporté mais juste ce qu'il faut, plus que potable. Après je sais plus trop, j'hésite. La mer le lendemain, j'ai voulu marcher dans les vagues, je sentais plus mes pieds, même pas le plaisir du sable sous les pieds, rien, nada, trop froid. On a mangé, picoré en fait dans une sorte de cantine étrange où on sentait que ça avait bouffé par génération, par population entière. Puis le Casino où avec Dacha on s'est gentiment ruiné à faire des lignes de fruits. Il fallait partir on avait un dîner chez R. et F. Champagne, petits fours crématoires, gambas flambées, carbonade à la flamande, vin rouge très correct, Vodka et Irish Coffee. Pour le dessert je n'en mange jamais, je déteste le sucre. On a fait des paries, plein, pas tant que je sois fan mais H. mise de l'argent sur tout : "Quelle heure il est ?" hop un pari, "Tu préfères le ketchup ou la mayonnaise" hop un pari. Du coup Dacha a gagné de l'argent. Je ne mange jamais de mayonnaise, c'est vulgaire. H m'a montré des photos de sa petit amie Thaïlandaise et aussi de temples. Le lendemain, la mer ! Zizi Coincoin et plages infinies. Le dernier album de Christophe est superbe. J'ai écouté les poémes de Fresnes de Robert Brasillach. Magnifique. Fusiller une telle poésie... Je suis allé chez S. et B. j'ai apporté une Vodka sublime et 40 roses rouges. On a dîné de risoto, le même que nous avions mangé avec X. cet été, devant les arènes de Vérone. J'ai pris le train, 10 heures de voyage, la routine. J'ai passé quelques jours chez M puis chez J. et E. elles sont lesbiennes et en couple avec je ne sais quoi d'une tendresse, d'une douceur qu'on ne retrouve pas souvent chez les couples hétéros. Je l'ai ai traité dans un excellent restaurant. On a fait les bars la nuit et on a prédit l'avenir. Tout cela très agréable. Je leur ai lu des pages du "Voyage au bout de la Nuit". J'ai lu tout Céline en 3 semaines avec une passion féroce. C'est bon je peux vivre encore puisqu'il est là, qu'il a lui aussi existé. Voilà pour une semaine.
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| Date: | 2009-03-30 04:24 |
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On attend de vivre dans un soleil souffrant.
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| Date: | 2009-03-17 03:45 |
| Subject: | GENOCIDE |
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Nous, témoins, nous, confortables, bien installés, bien condamneurs de l'horreur génocidaire 39/45, avec notre télé, now, sioniste, absolument, oui, oui, je dois dire, oui, oui, absolument, télé sioniste véto USA, nous pas mieux que nazis, pas mieux, juste l'horreur, le génocide bien organisé, avec des confettis. La Palestine meurt chaque jour sous nos yeux, les camps, le génocide, les enfants, les familles en cage, à la télé ils disent c'est bien, c'est bon, et nous, témoins passifs, bien endoctrinés, ah ça oui, très bien, bien obéissants, bien petits chiens, français, sans plus de majuscule. On dit "oui" http://www.dailymotion.com/video/xl4z9_les-larmes-de-crocodile-delsa-fayer_news
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| Date: | 2009-03-10 00:38 |
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Je vote pour l'éther mais toute viande livrée à la vie.
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http://www.dailymotion.com/video/x2fnux_led-zeppelin-stairway-to-heaven-liv_music
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| Date: | 2009-02-10 00:37 |
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Mieux que : http://www.dailymotion.com/relevance/search/tout%2Bdoucement/video/x2453b_bibie-tout-doucement-1985_music
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Quand il marche l'homme, il a l'infini au-dessus de la tête mais c'est vers le caniveau qu'il regarde, ça lui paraît plus naturel. On a beau faire, c'est comme ça. C'est le corps qui décide après tout. Il a toujours quelque chose à dire le corps ou a réclamer, il n'en finit jamais de vouloir et de désirer. Il faut bien faire avec. Il est comme un chien, il vous regarde avec ses yeux tristes comme si il en savait tout de la tristesse, il joue les fidèles et les caresses mais ce qu'il veut au fond c'est sa paté, sa jouissance, il veut être tranquille, apaisé, il ferait tout pour ça même vous faire croire en sa bonté. Puis il est ingrat, il vous trompe tout le temps, il a l'air de rien comme ça le corps mais c'est un traître, le plus grand de tous, faut dire qu'il a eu le temps de faire ses armes. Il vous le présente le monde avec ses prismes et ses filtres, tout ça pour son bien à lui, même d'un cul d'où sort toute la merde de ce monde il arrive à vous faire croire au paradis, que la vie c'est là qu'elle se trouve. Et puis la vie elle, c'est pas comme si elle faisait des efforts, elle ferme sa gueule, ça lui suffit, on arrive à force de son silence à douter qu'elle existe vraiment, on a peut-être fait que l'inventer complétement la vie. On ne le saura jamais vraiment, on n'est pas invité. Un jour que j'avais prit une bonne dose de drogue, le genre à vous laisser planté là comme un con à contempler le néant, je l'ai bien vu que le corps il se donne pas comme ça, qu'il fait dans le secret et qu'il les garde bien ses secrets comme si ça pouvait lui servir à quelque chose. J'avais délaissé mes stylos et mes feuilles de papier, j'en avais marre de lire des notes illisibles, tracées dans le délire. J'avais choisi le clavier, lui au moins il écrit comme un chef, bien droit, bien froid, c'est lisible, ça vous prends pas au piège, ça ne fait pas de caprice. Bien emporté et avec l'expérience ça venait tout seul, sans effort, les mots s'empilaient, ils faisaient leur vie et je m'en foutais bien qu'ils aient un sens ou non, c'était à eux de décider, ils savait mieux que moi en somme. Bientôt j'écrivais que l'infini se trouvait dans la mine des crayons de couleur, c'était si évident, si évident oui que je n'en faisais presque pas cas, je le notais simplement "l'infini se trouve dans la mine des crayons de couleur" je me disais que j'expliquerai tout ça plus tard, que ce qui comptait là, pour l'instant, dans la drogue, c'était de continuer, de bien l'épuiser, de dire tout ce qu'il y avait à dire, l'infini après tout ce n'était pas mieux que le reste, ça en faisait juste partie. Et puis cette évidence je la croyais bien gravée, elle avait fait son chemin dans mes idées. Le lendemain, m'éveillant de nulle part je relisais mes notes avec la curiosité nécessaire et la frébrilité aussi. Et puis la voilà cette phrase si évidente la veille " l'infini se trouve dans la mine des crayons de couleur" Je me souvenais pourtant qu'elle m'était bien naturelle cette phrase, pourtant elle n'avait plus de sens et j'aurai pu me fouiller l'âme, l'esprit, les tripes, ce que l'on voudra, il n'en restait plus une seule miette de cet infini de camé, il avait fait sa théorie l'infini avec le corps pour complice et la drogue pour chuchotement et il me laissait là bien ignorant avec mes mines de crayons de couleur. J'ai bien du reconnaître ma condition, c'est-à dire ma défaite. L'infini c'est par pour nous, il part sans laisser de trace, il veut pas se faire connaître, il est bien trop modeste l'infini et le corps bien trop timide, alors il se contente du caniveau.
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A la télévision française, c'est formidable, on regarde Israël massacrer la bande de Gaza et dans le même temps on nous fait bien comprendre que les méchants c'est les palestiniens. Sarkozy (Le président de l'ex France) après avoir réclamé (à genoux?) une trêve à Tzipi Livni déclare que le Hamas est "irresponsable et impardonnable" en reprenant les tirs de roquettes. L'irresponsable, l'impardonnable c'est le Hamas. Se défendre c'est pas bien, il faut se laisser massacrer par Israël. Tous à genoux devant -oserai-je prononcé ce sublime nom- Israël !
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| Date: | 2008-12-29 22:45 |
| Subject: | Cinéma |
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La fille de Monaco : Consternant ! Le cinéma français dans toute sa médiocrité malodorante (copinage, "on est en famille on va faire du pognon, vas-y joue un rôle dans mon film". Qu'est venu faire Fabrice Luchini, que par ailleurs j'aime bien, je suis même allé voir son spectacle "Le point sur Robert", excellent soit dit par parenthèses, dans une mélasse pareille? Louise Bourgoin y dépasse le ridicule humain et en cela c'est une véritable performance. Quiconque en sort sans avoir envie de lui tirer une balle dans la tête est sublimement supérieur à moi spirituellement.
Mesrine 1 et 2 : C'est français mais par exception c'est du bon, captivant, efficace, rien à dire.
Paranoïd Park : L'ado qui tient le premier rôle a de très beaux yeux, une bonne bouille même, bien choisis en gros. Le travail de la caméra est extraordinaire. L'intrigue, elle, est navrante. Le son est pourri, quant aux dialogues c'est la consternation.
Vicky Christina Barcelona : J'en avais entendu beaucoup de bien. C'est filmé de façon assez étrange, j'ai trouvé ça très désagréable. Le film à l'exception de quelques rares dialogues de bon niveau est une succession de clichés sur les artistes, le pauvre Woody patauge et c'est bien triste. Comment dire... c'est une caricature? Ca plaira aux vagins inusités c'est certain, pour le reste c'est une honte d'utiliser Javier Bardem dans un film aussi lamentable. Une daube.
L'échange : La narration est de très haut niveau. C'est implaccable. J'ai entendu pas mal de critiques dirent que c'était "mélodramadique" c'est justement le contraire, c'est d'une froideur à faire frémir. La technique de narration concernant les crimes du pédophile meurtrier est grandiose. Bref du grand art, j'en suis sorti vraiment mal à l'aise.
Gomorra : Ca ressemble à un documentaire. Narrativement c'est impressionnant. Les personnages sont traités avec beaucoup de finesse et de réalisme. Certaines situations sont dignes d'un bon livre. Un excellent film tout en maîtrise, un des meilleurs de l'année même, sans aucun doute.
This is England : Le gosse qui tient le rôle principal est particulièrement impressionnant. Les dialogues sont d'une justesse qui confine au génie (en VO). La narration est sans aucune réserve bien maitrisée et subtile. L'intrigue est de bonne facture tout en étant classique. Une meilleure étude des personnages secondaires et une approche plus fouillée de la psychologie des personnages principaux en aurait fait, sans aucun doute, un chef-d'oeuvre. Un film magnifique quoi qu'il en soit.
Juno : C'est frais, c'est plaisant, les dialogues (en VO) sont d'une justesse totale. L'actrice principale est parfaite. L'intrigue, sur la fin, est un peu laborieuse. Les personnages secondaire sont assez caricatureaux et parfois même quasi inexistants (Jennifer Garner) . La bande son est agréable. Ca manque de véritable assise, le travail d'écriture est trop porté sur Juno mais c'est tout de même un bon film très agréable à regarder.
No Country for Old Men : Du bon cinéma même si parfois le scénario laisse perplexe (la mort du personnage principal). Javier Bardem est superbe (contrairement à chez Woddy Allen (Vicky Christina Barcelona) où il est ridicule) C'est stylisé, la pate des frères Cohen, les images sont souvent superbes. La narration bien que très mécanique (comme toujours chez les Cohen) est efficace. C'est tellement efficace que ça manque un peu de charme. Captivant cependant (mécanique bien huilée) sans être un grand film.
A suivre...
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ça devisait de politique, avec un certain jus, ça disait mieux que d’autres ce que d’autres avaient déjà dit, les autres là haut, perchés comme des coucous, ils s’en foutaient bien, ils avaient leur place eux, leur petit fauteuil, le cul bien au chaud, à l’abri du déluge, ça pouvait bien crever à pleine rue ça ne gâtait pas le goût du Haut-Brion ni la fraîcheur du caviar, d’ailleurs le Dédé il en voyait de ces « beaux costumes » de ces « fier-cul » avec leurs caisses pleines. « C’est que du caviar elles s’en font des masques leur rombière, des masques ! Pour se lisser les rides ! » et ça le Dédé il l’avait vu, il le jurait même sur la « tête du tombeau » de sa mère. « Mais ta mère elle est pas morte ! Et les tombeaux n’ont pas de tête ! » qu’on lui répondait dans la rigolade. Mais le Dédé il s'en moquait bien qu'on le raille lui et ses histoires, ils les avaient vu lui les rupins et de près, au microscope pour ainsi dire, il les avait étudié comme les scientifiques les rats et c'était "pas beau à voir" "J'en connaissais un de ces guignols, un pervers ! un fameux même ! qui sautait des gamines et des fraîches, des qui avaient jamais servies, il foutait sa queue que dans la virginité ! du velour qu'il disait, il se les achetait les gamines, il les faisait venir de Thaïlande par avion privé et son coup tiré il les renvoyait dans leur pays avec 3 francs six sous histoire de dire merci... Moi un mec comme ça j'te lui aurais mis un coup de 12 entre les yeux!" C'est qu'il avait bien picolé quand il les racontait ses sornettes et personne ne le croyait ou ne voulait le croire, quand le conteur s'enfile 4 ou 5 litres de blanc par jour on écoute d'une oreille, on met des bémol, on met des silences là où lui jure par des triples et des quadruples croches, ça rend la symphonie un peu moin bruyante, ça l'ordonne un peu, ça retire 2 ou 3 trompettes qui viennent en trop. Les autres lui disaient qu'il aurait du être écrivain, au moins comme ça "t' aurais été payé pour les raconter... tes conneries" et puis parfois, dans les rires, au coeur du bruit des gorges, il y avait un éclair de lucidité et on le voyait le Dédé, bien misérable, avec son masque de tristesse qui lui montait au visage comme une honte aux joues des pucelles, on le voyait lui et son équilibre instable, lui et son nez que la fraise gagnait, lui et son pauvre corps dévoré par l'alcool, on le voyait quand il se taisait, qu'il s'enfonçait dans le silence, que son visage se décomposait de sa beuverie quotidienne, quand l'esprit lachait enfin, on s'y voyait aussi dans le Dédé, on y voyait sa propre misère et ça serrait le coeur d'une main bien ferme mais l'accordéon reprenait de plus belle alors on se tapait dans le dos et c'était reparti, on le laissait là où il était le gouffre, on le savait fidèle et patient, la bouche bien ouverte. Il était trop tard, les jeux étaient fait et depuis longtemps déjà alors la musique gagnait les âmes et y remplacer pour un temps le désespoir.
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| Date: | 2008-12-26 21:26 |
| Subject: | LDT extrait |
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...Des gosses dépouillés aux cheveux sales et mal peignés par surplus, certains même là plantés comme des fantômes avaient les pieds nus et se les baignaient de l'urine de qui avait bien pu pisser et pas que les chiens, les chiens d'ailleurs ils paraissaient plus heureux, plus à leur aise, c'est qu'ils n'ont pas beaucoup de besoins, ils font avec leur paté et un coin pour dormir et y'avait toujours un gosse pour les tripoter, les caresser, les dorloter et ils s'endormaient comme ça, bien repus, bien heureux sous les mains chaudes. Les hommes étaient maigres le plus souvent, nerveux, fumants le regard pensif. Dans l'absence de lumière ils se présentaient le visage triste, buriné par la misère, les poumons au bord des lèvres tant ils toussaient à s'en défaire les cotes. Les femmes, elles, trois fois obèses se transportaient dans une odeur de graillon avec un regard de veau mort et de cette méchanceté sournoise qu'on élabore dans la privation. A quoi bon tuer ça, c'était gâcher de la balle, c'était un coup pour rien. En fait de laideur elles se diputaient le trophé et les hommes bien que courageux sans être téméraires préféraient se réfugier dans le vagin de la petite dernière, la plus jolie, celle qui avait encore un peu de ciel sur le visage, de la douceur, de la pureté sous la crasse et ils en faisaient des bien malheureuses à vouloir se sauver eux par égoïsme, par lâcheté. Leur monstuosité ils se la gardaient pour eux bien assommés qu'ils étaient par l'alcool et la tendresse pour le coup passait à l'as derrière les coups de trique et les éructations. Elle était bien chère la vie, bien trop payée au fond et c'était à se demander ce qu'ils foutaient encore là avec leur mégot au bec, leurs raviolis et leur télé qui braillait. C'était l'habitude leur truc et le désir de vivre qui était bien plus fort que le désir d'être heureux.
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